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Faire le choix de cultiver sans équipement motorisé

À proximité de la ferme familiale située à Saint-Augustin, Valérie Bouchard, du Potager de Valérie, cultive une cinquantaine de variétés de légumes qu’elle vend ensuite dans plusieurs emplacements du Lac-Saint-Jean. La femme de 27 ans a fait le choix d’une production en permaculture bio non certifiée intensive sur microsurface.

Après un moment passé à l’extérieur de la région et quelques voyages au compteur, la paysagiste-horticultrice de formation est revenue dans son village natal pour y amorcer son projet de culture à échelle humaine.

« La ferme m’offre la possibilité de construire une entreprise pour laquelle je suis passionnée. Je n’ai pas de grandes quantités de légumes, mais j’ai de la variété. Lorsque je participe à un marché, je peux avoir jusqu’à 25 légumes. Les gens prennent un peu de tout et découvrent », explique celle qui qualifie son projet d’artisanal.

Valérie Bouchard met en terre les semis d’une cinquantaine de variétés de légumes à travers autant de rangs d’une longueur de 100 pieds. Les légumes biologiques non certifiés sont cultivés grâce à des outils à manche et sans l’apport d’outils à moteur. En plus des serres, le lopin de terre qu’elle occupe comprend un poulailler, lequel accueille près d’une cinquantaine de poules.

Le travail est colossal, alors que les profits sont, pour le moment, bien minces au Potager de Valérie. Les ventes de l’entreprise atypique, qui en est à sa troisième année d’existence, permettent d’investir dans le projet sans toutefois assurer un salaire à la maraîchère. Celle-ci est d’avis qu’elle aura besoin d’être appuyée, dans un avenir rapproché, par un employé afin d’assurer une progression au projet.

Et même si le Potager de Valérie prend de l’expansion, la principale intéressée confie que l’essence même de celui-ci ne sera pas oubliée. « Je ne dis pas qu’un jour, je n’aurai pas de grandes cultures de citrouilles ou autres, mais il y aura toujours le petit côté fancy que j’aime », confie-t-elle.

D’ici là, la maraîchère peut compter, à l’occasion, sur l’aide d’une étudiante. Elle bénéficie également de l’aide de woofers, des voyageurs qui s’arrêtent chez elle et qui sont logés et nourris en échange de quelques heures de travail manuel ou de temps passé aux champs.

Valérie Bouchard adore ce principe de collaboration, qui lui permet d’amoindrir le travail en plus d’entrer en contact avec de nouvelles personnes. Elle aimerait d’ailleurs accueillir davantage de gens sous ce fonctionnement. Comme elle en témoigne, les personnes qui se tournent vers ce type d’implication ne sont pas intimidées par le travail à accomplir.

« Les gens ont envie d’être là. Ils viennent au potager et ils veulent apprendre. On parle des légumes et de plein d’autres choses tout en travaillant », indique celle qui adore partager les savoirs de la terre.

Alors que la tendance est aux paniers hebdomadaires, Valérie Bouchard a fait le choix de ne pas se lancer dans ce type de production. La productrice n’est guère attirée par l’obligation de fournir un certain volume de légumes, et ce, pendant plusieurs semaines. Cela ne l’empêche pas de préparer des paniers pour la clientèle. Le principe est fort simple : elle prépare des assemblages de légumes selon un montant déterminé par les clients.

Les récoltes du Potager de Valérie se retrouvent en vente dans un kiosque en libre-service situé devant la ferme familiale, au 419, rue Principale, à Saint-Augustin ; au kiosque en libre-service de la Ferme Théberge, en bordure de la route 169, à Péribonka ; à l’épicerie communautaire Notre Petit Marché, de Saint-Augustin ; et lors de divers événements.

Valérie Bouchard prépare des journées portes ouvertes les 8 et 9 août, dès 11 h. La population pourra ainsi en apprendre davantage sur le Potager de Valérie.

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PLUS QU’UNE PASSION UN MODE DE VIE

Un mode de vie. Voilà comment Valérie Bouchard décrit son expérience de maraîchère. Alors que certains producteurs font le choix d’une production unique ou d’envergure, la jeune femme assure être en adéquation avec sa volonté de cultiver des légumes à échelle humaine.

« Chaque matin, on va voir les animaux. On change la planification selon la météo et autres imprévus. Chaque jour, et même deux fois par jour, on doit redéfinir notre priorité », résume-t-elle.

C’est à l’âge de 12 ou 13 ans qu’elle est tombée amoureuse de la culture de légumes. À l’époque, une blessure aux genoux avait empêché sa mère de réaliser le jardin familial. Les légumes cultivés et récoltés à l’arrière de la maison avaient, cette année-là, grandement manqué à la famille Bouchard.

Quinze ans plus tard, la femme de 27 ans confirme être toujours aussi passionnée par ce type de culture. Les apprentissages réalisés pendant son parcours scolaire lui sont, chaque jour, utiles.

En plus de son potager, qui l’occupe une bonne partie de l’année, Valérie Bouchard travaille à la ferme familiale, la Ferme Nicole et Yves Bouchard. La maraîchère n’exclut pas la possibilité d’assurer une relève à ses parents, qui sont producteurs de bleuet, de bois et de foin.

Source : https://www.lequotidien.com/actualites/faire-le-choix-de-cultiver-sans-equipement-motorise-e66ff09f6a48384fc33a5cf61aa54d99?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook&fbclid=IwAR1DVw471mPsLvlq6h0AClcS7ppAsPYpTiwPMvK9bpBqTSD9WR7BFhAOccM

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