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KIOSQUE EN LIBRE-SERVICE : CONVIVIATLITÉ ET PROXIMITÉ AU MENU

Dramatisation : au détour d’un chemin, vous tombez nez à nez non pas avec un ours ou une moufette, mais avec… un kiosque en libre-service. Des fruits et légumes alignés en abondance sur les étals. Aucune âme qui vive aux alentours, vous êtes seul-e. Vous ne savez pas trop comment réagir. Vous hésitez entre continuer votre chemin ou partir en courant avec votre sac à dos débordant de légumes. Le plus simple est de suivre les indications écrites à la craie sur un tableau noir : « Prends ce que tu veux et paies ce que tu dois ».”

Aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande ou en Australie il n’est pas rare de voir ces petites cabanes se dresser aux abords des routes de campagne, mais au Québec le concept de « kiosque en libre-service » avec « paiement d’honneur » n’est pas encore très répandu. Certaines fermes comme Les Potagers des nues mains, la Ferme aux petits oignons, Les Jardins de la Pinède, Ferme Poulin Turcotte et la Ferme chez Félix l’ont déjà implanté.

Le kiosque à la ferme traditionnel permet au consommateur de choisir lui-même ses aliments, mais requiert généralement la présence d’un vendeur pour compléter la transaction, contrairement au libre-service avec paiement d’honneur, aussi appelé honesty box system, où le consommateur est seul dans la boutique. Le principe est simple et varie peu d’un kiosque à l’autre. Des produits alimentaires sont mis à disposition des clients dans un abri qui dispose d’une balance, d’une calculatrice et d’une caisse. Les clients règlent leur facture directement ou notent leurs dettes sur un papier. Il est aussi possible d’acheter une part de récoltes en amont et de venir librement chercher ses légumes.

LES CLÉS DU SUCCÈS DU LIBRE-SERVICE

« Le système de libre-service n’a que des avantages » selon Joanie et Gabrielle Desrochers de la ferme Les Allées Champs située à Victoriaville, qui vendent la majorité de leur production maraîchère par ce biais, qu’elles trouvent « beaucoup plus flexible ». Une flexibilité autant pour le producteur, qui n’a pas besoin d’être toujours présent, que pour le consommateur, qui peut venir à l’heure qui lui convient.

Bien qu’il n’y ait pas de vendeur sur place, un kiosque en libre-service ne se tient pas tout seul! Il faut réapprovisionner les tablettes régulièrement. Toutefois, malgré ce travail de réapprovisionnement et de disposition des produits, utiliser un kiosque en libre-service pour écouler sa production représente un gain de temps et d’argent.

Le succès d’un kiosque en libre-service réside dans son emplacement et la fidélité de sa clientèle. Ce système est très efficace dans les petites communautés rurales où les liens sociaux sont plus importants, mais le kiosque de Joanie et Gabrielle prouve bien que le concept fonctionne également en milieu urbain.

Situé un peu à l’écart du centre-ville de Victoriaville, près d’un boulevard passant, ce sont essentiellement les curieux et les habitués qui se rendent jusqu’à elles grâce au bouche-à-oreille.

Paradoxalement, les kiosques en libre-service sont vecteurs de proximité et de convivialité. Il n’est pas rare de trouver de petits mots bienveillants dans la caisse. Joanie et Gabrielle ont eu, une fois, la joie de découvrir deux gros et alléchants cupcakes qui les attendaient au fond du kiosque. Comme quoi la confiance inspire la confiance!

Sources: http://equiterre.org/solution/bulletin-mem/kiosque-en-libre-service-conviviatlite-et-proximite-au-menu

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