Nouvelle

La pandémie, un catalyseur pour l’alimentation biologique

La pandémie de COVID-19 a permis de sensibiliser le grand public à l’importance de l’achat local et de bien s’alimenter, un comportement dont pourrait profiter à long terme la coopérative de solidarité Les jardins de la montagne, située dans le rang Saint-Louis à Rivière-Éternité.

La petite ferme maraîchère certifiée biologique exploitée par Ane Gaudreault et Gilles Arsenault exploite des terres ancestrales de cinq hectares situées dans un coin de paradis. Elle embauche actuellement sept employés qui oeuvrent à la production de 80 variétés de fruits et de légumes qui poussent en champs et en serres.

Presque toute la production biologique est mise en vente par la distribution de paniers dans différents arrondissements au Saguenay et au Bas-Saguenay, explique M. Arsenault alors qu’il est occupé à repiquer une partie des semis. Moyennant des coûts variant entre 438 $ et 590 $, un total de 250 familles saguenéennes recevront pendant 16 semaines un panier de fruits et légumes directement du producteur, sans aucun intermédiaire.

 « On constate cette année qu’il y a une recrudescence pour l’achat local dans l’approvisionnement en nourriture. Depuis le 6 avril, toutes nos ventes sont complétées, c’est arrivé un mois à l’avance par rapport aux autres années. On dirait que les gens ont réfléchi davantage à leur alimentation. La COVID-19 a amplifié le tracé dans cette niche et a agi comme catalyseur. Ça annonce bien pour l’avenir », affirme M. Arsenault. Il précise qu’en 22 ans de production, les cinq dernières ont été davantage propices à la vente de légumes biologiques, possiblement en raison d’une meilleure sensibilisation du public à la bonne alimentation.

Main-d’oeuvre

Alors que plusieurs grandes fermes maraîchères du Québec font face à une pénurie de main-d’oeuvre, M. Arsenault constate que la culture biologique attire les jeunes travailleurs désireux d’acquérir une expertise de terrain. « Cette année, on a beaucoup de nouveau personnel. On n’a pas eu de misère à recruter. Pour un poste affiché, on reçoit six CV. Plein de gens veulent apprendre la culture biologique. »

Le producteur croit que le travail sur une petite ferme, où les tâches sont diversifiées et de courte durée, motive les jeunes. « Mon personnel ne va pas ramasser du brocoli couché sur une plateforme pendant de longues journées. C’est un feu roulant en termes de tâches à accomplir », explique-t-il.

Un autre facteur est que la culture biologique exclut l’usage de pesticides, fongicides, engrais chimiques, etc., pouvant affecter la santé humaine.

Parmi les personnes avec qui nous avons pu discuter brièvement, Julia Arvelo, étudiante en design de l’environnement, Lise-Ane Boulay, étudiante en charpenterie-menuiserie à Trois-Rivières, et Julien Champetier, un Français en attente de la résidence permanente, se plaisent à travailler aux champs.

Il en va de même pour Lane Gaudreault, une retraitée de l’enseignement, qui ne se lasse pas d’oeuvrer quotidiennement à sa seconde carrière d’agricultrice.

Depuis deux décennies, les deux entrepreneurs ont investi beaucoup dans leur production biologique avec l’ajout, entre autres, de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte et l’acquisition de filets anti-insectes permettant l’élimination des insecticides.

Le couple envisage même de remettre en production deux hectares de terre en friche, ce qui permettrait de hausser les volumes de légumes produits.

Toutefois, un obstacle de taille irrite le couple quant à une expansion possible. Il y a le fait que dans ce secteur rural, le système de distribution électrique triphasé qui permettrait de faire fonctionner des équipements de chauffage sur 540 volts n’existe pas. L’existence d’un réseau triphasé permettrait de démarrer le chauffage des serres pour la production des semis deux mois à l’avance comparativement à la situation actuelle. Les demandes logées auprès d’Hydro-Québec sont demeurées lettre morte, selon M. Arsenault.

 Ce dernier croit que l’électricité verte d’Hydro-Québec pourrait encore contribuer au développement et à la revitalisation des milieux ruraux du Québec en étant disponible.

Source : https://www.lequotidien.com/actualites/la-pandemie-un-catalyseur-pour-lalimentation-biologique-91cd7ea33f21a11a16c30d2460e88bc3?fbclid=IwAR0qvzZ5bn7ME9Z_-Uc2KHtubSBPYE40Tb1tsTQPHPdw0cE_JV0Lsymjbtc

Retour

Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean

La Table agroalimentaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean est un organisme dont la mission est de promouvoir, soutenir et réaliser des projets et des actions liés aux enjeux du secteur agroalimentaire en concertation avec les acteurs régionaux.

Nous joindre

  • 640, Rue Côté Ouest, suite 213 Alma (Québec) G8B 7S8
  • Téléphone : 418 668-3592
  • Fax : 418 668-6138
  • Courriel : [email protected]

Suivez-nous sur :

Partenaires