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Les agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean génèrent un PIB de 640 M$

Les entreprises laitières du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont investi plus de 180 millions de dollars au cours des trois dernières années. Un signe de la vitalité des 1204 entreprises agricoles qui embauchent 15 800 personnes et génèrent un PIB de 640 millions de dollars dans la région.

« C’est mal connu à quel point le secteur agricole contribue à la création de richesses et au produit intérieur brut dans la région », a souligné Denis Larouche, le directeur général du Groupe multiconseil agricole Saguenay-Lac-Saint-Jean (GMA). Par exemple, les entreprises laitières de la région ont investi en moyenne 260 000 $ dans leur ferme en 2018. Si les gros projets font les manchettes, la plupart des producteurs investissent dans leur PME agricole sans faire de bruit. En silence, les 1204 entreprises agricoles ont généré un chiffre d’affaires de 278 millions $ l’an dernier.

Vision d’avenir

C’est pour contrer la morosité et faire rayonner les opportunités dans le secteur agricole que le GMA, l’UPA Saguenay-Lac-Saint-Jean et les MRC du Domaine-du-Roy et de Maria-Chapdelaine avaient convoqué la presse et une vingtaine d’invités. Lors de l’événement, trois jeunes producteurs sont venus présenter leur vision d’avenir de l’agriculture dans la région.

Sur le lot, Guillaume Barrette, un producteur bovin de 38 ans, a entre autres démontré comment la disponibilité des terres peut être un attrait pour de jeunes agriculteurs. Arrivé de Québec avec son frère jumeau à Saint-Edmond-les-Plaines, en 2003, pour investir en agriculture, il a graduellement fait croître son troupeau, passant de 65 à 250 têtes, doublant au passage la superficie de terre qu’il possède. « Je ne suis pas confortable avec la vague de négativisme ; ce n’est pas vrai que tout va mal, dit-il. Il existe encore beaucoup d’occasions à saisir, notamment en augmentant le drainage et le chaulage sur les terres. »

L’agriculteur a aussi tenu à souligner la qualité des organisations qui viennent en aide aux producteurs dans la région. « La communauté est tissée serrée dans le Haut-du-Lac », a-t-il remarqué.

Au cours des dernières années, la ferme Barrette et Frère a investi en moyenne 75 000 $ par an pour moderniser l’entreprise. Mais comme tous les secteurs de l’entrepreneuriat, investir comporte des risques, car l’environnement d’affaires peut évoluer rapidement.

Trop souvent, ce sont les nouvelles négatives qui font la manchette, comme la perte de points de pourcentage du marché du lait qui, en principe, est protégé par la gestion de l’offre. Et comme dans la plupart des secteurs de l’économie, la consolidation d’entreprises est de mise, a mentionné Denis Larouche. Et le secteur laitier n’y échappe pas, alors que le nombre de fermes laitières est passé de 323 à 295 depuis 2015.

Malgré ces pertes, la croissance de la production de lait a cru de 150 à 169 millions de litres produits chaque année, générant un chiffre d’affaires de 107 millions $. « Il y a moins de producteurs, mais il ne s’est jamais produit autant de lait dans la région », ajoute Denis Larouche.

Relève

Les jeunes producteurs, comme Gilles Potvin de la ferme Au gré des saisons, n’hésitent pas à investir à long terme dans leur entreprise. Propriétaire d’une ferme laitière biologique de 90 têtes, dont 50 vaches en lactation, l’homme de 37 ans a investi 641 000 $ depuis cinq ans et il compte investir 221 000 $ supplémentaires en 2019.

Charles-Henri Ouellet, un agriculteur de 30 ans de la ferme Ruissolait à Albanel, croit lui aussi au potentiel d’avenir du secteur agricole. « L’avenir de l’agriculture dans la région, j’y crois, dit-il, mais ça commence par un changement d’attitude. On est des entrepreneurs agricoles. On a des business à faire virer. Et quand on a une attitude de gagnant, on peut aller plus loin. » Au passage, l’entrepreneur a tenu à souligner les initiatives innovantes, comme le lait nordique biologique de Nutrinor, le mouvement Lac-Saint-Jean bio 2050, lancé par Carl Bouchard, ou encore les déjeuners-causeries lancés par Mélissa Verreault pour briser la solitude.

Mario Théberge, le président régional de l’UPA, soutient aussi que c’est le secteur agricole qui génère le plus d’emplois pour chaque dollar investi, car chaque tranche de 100 millions de dollars génère 785 emplois (la moyenne des autres secteurs est à 463 emplois/100 M $).

« C’est possible de s’établir en agriculture et d’en vivre, ajoute-t-il. Les espèces qui ont survécu à l’évolution de la planète ne sont pas les plus fortes, mais bien celles qui ont su s’adapter au changement . »

Une étude réalisée par la firme ÉcoRessources en 2017 souligne par ailleurs qu’il existe une possibilité de développement de 30 % dans le secteur agricole au Québec. « Aucun autre secteur économique ne peut en faire autant. Et c’est ce qui nous permet d’envisager un avenir prospère », a conclu Mario Théberge.

Source : https://www.lequotidien.com/actualites/les-agriculteurs-du-saguenay-lac-saint-jean-generent-un-pib-de-640-m-942fa6e21f6707e188285155f61b1ca2?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook&fbclid=IwAR1SSJ0WKAIJR61asnkfJkui2usJTRVA1EUnyFNqIR0ksk8o2K-aoEuBbfo

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La Table agroalimentaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean est un organisme dont la mission est de promouvoir, soutenir et réaliser des projets et des actions liés aux enjeux du secteur agroalimentaire en concertation avec les acteurs régionaux.

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